Le saviez-vous ?
Les critères de choix d’un emploi varient selon les étapes de la vie. C’est ce que montre l’enquête, qui a interrogé les personnes sur les deux critères les plus importants parmi huit propositions.
- La RÉMUNÉRATION est le premier critère pour toutes les tranches d’âge. C’est le critère principal pour près de six personnes sur dix. La rémunération devient légèrement moins prioritaire avec l’âge.
- L’adéquation aux VALEURS PERSONNELLES, la PROXIMITÉ DU DOMICILE et l’AMBIANCE DE TRAVAIL viennent ensuite, avec des différences selon l’âge. La proximité du domicile est plus valorisée par les personnes de 50 ans et plus, et les valeurs chez les moins de 50 ans.
- Puis, par ordre de priorité, les CONDITIONS DE TRAVAIL, la COMMODITÉ DES HORAIRES, les PERSPECTIVES DE CARRIÈRE et enfin la SÉCURITÉ DE L’EMPLOI. Les horaires sont importants pour les 30-49 ans, quand les responsabilités familiales sont souvent au premier plan. Les jeunes de 20-29 ans privilégient davantage les perspectives de carrière, tandis que les 50-65 ans valorisent davantage la sécurité de l’emploi.

Une dizaine de questions ont été posées sur le ressenti des liens entre vie privée et travail. Les réponses montrent que la majorité des femmes et des hommes estiment que leur travail les aident à s’épanouir, et à être bien en famille. Mais près de la moitié des femmes et des hommes déclarent que la fatigue liée au travail, ou le temps qui lui est consacré, affectent souvent leur vie personnelle. Les situations où les exigences de la vie familiale perturbent l’activité professionnelle sont plus rares.
Nous avons étudié les liens entre les difficultés d'articulation entre familiale et professionnelle et différents indicateurs de bien-être et de santé. On observe que les personnes qui déclarent un niveau de conflits élevé sont plus à risque d’être en mauvaise santé, d’avoir des troubles du sommeil, des risques de dépression ou de se déclarer peu satisfaites de leur vie. Améliorer les conditions de travail est donc important pour préserver la santé.
La majorité des personnes qui travaillent dans des établissements de 10 salariés et plus pensent que les entreprises ont un rôle à jouer pour aider les salariés à concilier leur travail avec leur vie personnelle. La quasi-totalité des directions ou des services du personnel des établissements qui les emploient partagent cette opinion.
L’enquête FamEmp permet de décrire les mesures mises en œuvre au sein des établissements. Les aides les plus fréquentes sont les aides financières ponctuelles, comme les primes versées à la naissance des enfants ou les aides financières pour les vacances. Seuls 7 % des établissements proposent des places en crèche. Des dispositifs pour les personnes qui aident des proches en perte d’autonomie existent dans presque un quart des établissements.
Les actions favorisant l’organisation du travail et des horaires quotidiens sont plus répandues : par exemple, des souplesses horaires sont accordées aux salariés en raison des horaires d’école et de crèche dans la majorité des établissements, et dans la moitié d’entre eux pour ceux ayant de longs trajets domicile-travail.